Mélanie DUCLOS (à gauche) et Soaz JOLIVET ont exposé au public le résultat de leurs études.

Ce mardi 5 novembre, une cinquantaine de personnes sont venues écouter Mélanie Duclos et Soaz Jolivet, toutes les deux du Laboratoire de Recherche en Sociologie de l’Université de Bretagne Occidentale à Brest. Elles ont présenté leurs travaux sur le mouvement des Gilets Jaunes, la première à partir de 9 portraits de Gilets Jaunes brestois, la seconde à partir d’une démarche collective des Glaziks, un Groupe de Gilets Jaunes quimpérois.

Vers une convergence des luttes

A la suite de leurs exposés qui retracent la genèse du mouvement, les auditeurs Gilets Jaunes ou non, militants ou simples curieux ont questionné les deux sociologues sur leur vision globale de ce mouvement populaire inédit dans l’histoire. Le débat s’est ensuite déplacé dans la salle et chacun a pu donner son avis sur les perspectives du mouvement des Gilets Jaunes. Après une année d’expression de la colère, les Gilets Jaunes se tournent vers la convergence des luttes et la structuration du mouvement. Mais la particularité réside dans la volonté de fonctionner sans leader. Les deux sociologues indiquent que le mouvement est une démarche du commun et en commun et en cela perturbe les interlocuteurs traditionnels, les élus, les institutionnels…

Témoignages de soutien aux Gilets Jaunes

Pour Pierre, soutien invisible de la première heure du mouvement des gilets jaunes, il se sent rassuré par la tournure des événements et la structuration à Quimper par l’intermédiaire de l’association des Glaziks. Il est à présent convaincu de sa continuité et envisage de s’y engager à visage découvert.
Germaine et Yvette présentent toutes deux lors des premières manifestations, elles avaient pris du recul par rapport aux violences policières. Elles assurent revenir plaider leur cause (les hausses des retraites) sur la place publique dés les prochaines rassemblements pacifiques. Leur engagement tient aussi lieu pour les générations à venir pour lesquelles elles s’inquiètent.
Robert se dit lui catastrophé par les mesures d’austérité et le “dilapidage” des services publics. Sa présence, ce soir est un soutien et un encouragement aux Gilets Jaunes pour faire infléchir les politiques actuelles.

Prochain rendez-vous des “Mardis Jaunes”: Mardi 19 novembre 2019-20 heures – Salle des Grands Projets (Rdc du théâtre de Cornouaille) à Quimper. Sujet: le Venezuela

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