Manifestation en soutien aux prévenus qui se sont opposés à la centrale à gaz de Landivisiau, jeudi, devant le tribunal correctionnel de Brest

A la suite des manifestations contre la construction d’une centrale à gaz, à Landivisiau (Finistère) les 23 février et 28 mars 2019, 23 personnes ont été interpellées. Ils comparaissaient, jeudi 28 novembre 2019, devant le tribunal correctionnel de Brest.

C’est sous haute protection policière que s’est ouvert, jeudi 28 novembre 2019 devant le tribunal correctionnel de Brest, le procès des militants opposés au projet de centrale à gaz de Landivisiau (Finistère). Pendant que les vingt-trois prévenus comparaissent, une manifestation

de 150 personnes scande des slogans à l’extérieur qui s’entendent jusque dans la salle d’audience.

Que leur est-il reproché ? Huit prévenus comparaissent pour une manifestation qui a réuni 900 personnes le 23 février 2019 et a démonté des barrières sur le site de la centrale. Seize prévenus, dont l’un est convoqué aux deux procès, ont fait partie de la centaine de manifestants qui ont bloqué une route, le 28 mars, pour empêcher les engins de chantier d’accéder au site.

« Inutile et dangereuse »

Un à un, les manifestants regroupés en deux affaires distinctes, celle de février et de mars, vont défiler à barre. Ils sont agriculteurs, médecin généraliste, agent agricole, chômeur, accordeur de piano, musicien, retraités, apiculteurs, ingénieurs agronomes, mère au foyer. Certains sont des riverains inquiets. D’autres des « lanceurs d’alerte ».

Tous refusent la centrale à gaz, « inutile, dangereuse et polluante » qui va « dégager 1,5 M de tonnes de CO2 par an, l’équivalent de 22 800 voitures ».

En délibéré jusqu’au 23 janvier

« Il y avait d’autres solutions que d’amener de braves gens devant le tribunal », a regretté Me Christian Bergot, l’un des avocats de la défense. Il semble avoir été entendu par le parquet.

Pour les faits de février, les huit prévenus ont refusé de se soumettre aux prélèvements biologiques pour lesquels ils risquaient un an de prison. La procureure a requis contre eux des amendes de 600 € dont 300 € avec sursis ; des amendes de 200 € pour dissimulation du visage, 900 € de jours-amendes pour des barrières démontées et trois mois de prison avec sursis et une amende de 500 € pour l’un des prévenus reconnu sur des photos de dégradations.

Pour les faits de mars, la procureure n’a pas retenu contre les seize prévenus le refus de se soumettre aux relevés d’empreinte. Elle a requis pour le blocage de route, des peines amende qui vont de 300 € avec sursis à 100 €.

Les deux affaires ont été mises en délibéré et les jugements seront rendus le 23 janvier 2020.

source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-centrale-gaz-de-landivisiau-les-lanceurs-d-alerte-au-tribunal-6629950?connection=true

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